RECHERCHER

Blandine, Elle voyage dans sa tête.

Blandine, Elle voyage dans sa tête.

Blandine, 27 ans et venue de l’Est de la France, fait partie du label YAAB, œuvrant depuis la région vannetaise. Ses projets « Ex- tasy » et « LSD » propose la musique plutôt que la drogue pour s’évader.

Quelle est la génèse du label et qu’est-il ?

En 2014, le rappeur 1k m’a un jour contacté pour chanter un refrain sur son porjet solo, il m’avait découvert sur Soundcloud. Il m’a fait rencontrer un certain Brahma et Guetch Cassidy, avec qui on a fait des tests en studio. Ça a tout de suite marché entre nous, et l’on a monté le label musical YAAB. Ce dernier se veut indépendant et équitable. On travaille pour des rémunérations cohérentes, tous ensemble dans un même but.

Vous bossez tous sur tes projets ?

Brahma fait les compo, j’écris, et via mon home-studio j’enregistre. Puis je rapporte les sons au studio pour les perfectionner en équipe.

Avez qui d’autre travailles-tu ?

Avec pas mal d’amis rennais (dont Oliver Saf notamment), avec un label du Havre qui bosse à peu près sur le même modèle équitable que YAAB, mais aussi le vannetais Thomas Schnei- der (ex-Tandoori) qui apparaît sur une collab’ récente : « Le Tour » (disponible sur Youtube). On a aussi beaucoup bossé avec la Jam Session… Aujourd’hui on travaille aussi avec Delphine Grimont, du Piano Barge, avec qui on engage une série de dates à venir !

Capture d’écran 2019-02-15 à 11.39.26

Comment définir ta musique ?

Aaaah l’éternelle question… C’est une musique pour un très large public, on peut la classer dans l’electro, electro-pop, mais à vrai dire je n’aime pas forcément rentrer dans des cases, histoire de me laisser des portes ouvertes ! Je suis très éclectique dans mes écoutes et mes inspirations. Un bon terme serait sans doute « cloud » : aérien et diffus. J’aime varier les sonorités et les beats. J’aime beaucoup tester, me don- ner un objectif et essayer d’y arriver.

Les noms de tes projets sont osés !

C’est la musique qu’il faut prendre pour une drogue, pour moi, elle la remplace justement. Je veux proposer aux gens de s’évader, c’est un jeu de mot bien sûr, un peu de provoc’ en somme… Je ne fais pas l’apologie de la drogue, rassurez-vous !

Tu voyages ?

Oui, beaucoup dans ma tête. Et pour ce qui est du réél, j’ai eu un très bon accueil en Belgique, aux Pays-Bas, au Canada, mais aussi en Russie ! J’envoie mes sons en guise de démarcharge, et selon les retours, je cale ainsi des dates à l’étranger. Je prospècte d’ailleurs en ce moment pour des spots hors de France en mai-juin, à bon entendeur !

Assistes-tu à des concerts ?

Oui, beaucoup, dès que j’en ai l’occa- sion, que ce soit de la découverte ou des groupes que je suis depuis longtemps. Je suis très attentive aux prestations scéniques des autres. Question styles, je peux aller à un concert de post-métal, comme de rap, mais aussi de variété. À partir du moment où l’artiste est bon, j’arrive à y trouver à quelque chose qui me plaît. Je vais prochainement voir Ben Mazué à Brest, le 21 mars, mais aussi Stromaé bientôt, mais aussi des artistes locaux comme Arhios, récemment vus au Petit Théâtre, à Auray.

C’est quoi le lieu idéal pour jouer ?

Le mieux, c’est une grosse salle bien remplie, et qui donne un gros cachet, mais y’en a peut-être pas (rires). Plus sérieu- sement : des salles de 250 à 400 personnes, cocooning, avec un public varié d’enfants, de trentenaires, de per- sonnes âgées… C’est ce à quoi j’aspire quand je compose.

Tes prochaines dates ?

Le mardi 5 mars à Auris, le vendredi 8 mars à l’Alpes d’Huez, dans des salles locales. Puis le 26 avril je jouerais au Piano Barge. Début mai du côté de Perpignan, notamment au Paradoxe, un café-concert associatif qui fonctionne autour des mêmes thématiques que notre label YAAB.

Si tu étais maire de Vannes, tu ferais quoi ?

Il manque de son ici, il faut montrer qu’on est une ville dynamique, avec beaucoup d’artistes doués et motivés, il faut en faire quelque chose ! Je regrette la faible place laissée aux musique actuelles, le très peu de fonds débloqués pour cela. L’Echonova est une très bonne salle, mais si elle était gérée par une association, les choix seraient peut être différents ?

Ecoutez,
likez,
suivez,
partagez Blandine sur :

facebook-circular-logo  instagram-logo-2

Sharing is caring!

Thème identique

Laisser un commentaire

shares