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La bette maritime : l’ancêtre de la betterave est autour de vous…

La bette maritime : l’ancêtre de la betterave est autour de vous…

Luisante, charnue, aux tiges anguleuses parfois rouges, la bette maritime ponctue de ses pieds rameux et nerveux le haut des laisses de galets, les rochers maritimes et les pelouses côtières. Elle joue l’anonyme. Sa floraison discrète, en juin, se fond même dans la verdure.

Cette plante inaperçue est pourtant l’ancêtre sauvage de nos blettes, poirées et betteraves. Apprenez à la reconnaître ici, vous promenant à la pointe des Emigrés, à Conleau ou à peu près n’importe où sur la côte dans la région.Vous aurez la surprise de la retrouver un jour peut-être, en Irlande, au Danemark, sur les rives de la Méditerranée ou de la mer Noire. La même, un peu plus opulente, ou un peu plus rouge, selon le climat, toujours sauvage.

Sans frontières et à toute époque, connue depuis l’Antiquité, elle a été sélectionnée pour son feuillage, pour les côtes de ses feuilles. Les rois et les empereurs la cultivaient, les manants en avaient soupé d’en manger tous les jours. Plus tard on la sélectionnera pour sa tige et sa racine charnues. Ainsi apparaîtront les betteraves, potagères, fourragères puis sucrières, plantes de grande importance économique.

Il fait beau à midi. La mer est basse. Assis sur le sable, vous grignotez les chips de betteraves du pique-nique en contemplant cette merveille de lumière et de paysages. Au fond, la slikke, une boue que la marée montante couvrira. Entre la boue et vous, le schorre, une vase mieux fixée déjà par les obiones argentées, les lavandes de mer, les asters maritimes. Un peu partout, des salicornes.Juste derrière vous, à quelques mètres, avant les prairies et les marais saumâtres, l’ancêtre sauvage de vos chips de betterave est là, incognito, mêlée aux chiendents dans une ceinture verte foisonnante.

De retour en ville, vous croiserez ses cousines ornementales dans certains jardins éphémères de Vannes. Souriez… Vous êtes cernés !

  • IXème siècle : Charlemagne fait planter la bette – ou poirée – dans les jardins et les monastères.
  • 1775 : La famille Vilmorin introduit la betterave fourragère en France.
  • 1811 : L’Europe commence à manquer de sucre. Napoléon encourage la mise en culture de la betterave sucrière. Les premiers pains de sucre sont cristallisés dans une fabrique de Passy.
  • 2016 : Vous en trouvez dans les jardins éphémères de Vannes !

 

 

 

 

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